Visites guidées à Paris


Laurence organise les visites des expositions temporaires présentées à Paris. Ces visites sont guidées.

Vous vous rendez par vos propres moyens au musée ou à la salle d’exposition.


La Défense et la Grande Arche (Sandra Benoist)
Reporté à une date ultérieure suite à l’évolution de la crise sanitaire

Vendredi 9 octobre  et lundi 12 octobre 2020 à 14 h 30
Le plus grand quartier d’affaire européen, un des quartiers les plus modernes de Paris recèle des trésors insoupçonnés. C’est un véritable musée à ciel ouvert où œuvres d’art (César, Miro , Calder..) et espaces verts côtoient de hautes tours de bureaux et zones d’habitations.
Nous explorerons cet univers dépaysant en évoquant l’histoire originale du plus quartier d’affaires d’Europe : entre architecture innovante et révolutionnaire nous découvrirons des lieux insolites comme l’église de Notre Dame de Pentecôte, des cimetières , un fragment du mur de Berlin.
Nous débuterons la visite avec une vue panoramique de ce quartier en pleine transformation du haut de la Grande Arche de nouveau accessible après plusieurs années de fermeture.

Sainte Odile et la rue Flachat (Vincent Delaveau)
Mercredi 18 novembre et lundi 30 novembre 2020 à 10h00
L’église Sainte-Odile, construite de 1935 à 1946, se signale de loin par son clocher effilé en brique. Contraint par une parcelle étroite et longue, son plan est d’une grande simplicité : une nef coiffée d’une file de trois sobres coupoles. L’architecte Jacques Barge et les artistes qui ont travaillé sur le chantier se sont rattrapés sur la qualité et la richesse du décor. Les vitraux de François Décorchemont, le tympan d’Anne-Marie Roux-Colas, les grilles d’entrée art déco, la longue procession des petits chapiteaux, le maître-autel et les colonnes du chœur, l’appareillage soigné de la brique rouge enfin, donnent à Sainte-Odile une place de choix dans les églises parisiennes de l’entre-deux-guerres.
À quelques pas se trouve la rue Flachat. Percée en 1878, elle se borde rapidement d’ateliers d’artistes et d’hôtels particuliers. De grands noms de l’architecture de l’époque comme Paul Sédille (magasins du Printemps) ou Charles Girault (Petit Palais) rivalisent d’imagination. Sculptures néo-gothiques, jeux de briques, flore de faïence, mascarons insolites, décors de ferronerie… tout ici contribue à faire de la rue l’une des plus originales et des plus séduisantes de Paris.


Le temple de l’Oratoire du Louvre (Vincent Delaveau)
Vendredi 11 Décembre 2020 à 10h00
Coincé entre la rue de Rivoli et la rue Saint-Honoré, face au Louvre, l’ancienne église des Oratoriens est plutôt discrète. Fermée à la Révolution, elle abrite depuis 1811 le culte protestant réformé. Cette visite vous permettra de découvrir un lieu méconnu, de revivre son histoire et de partir pour une petite flânerie protestante dans ses proches environs.
En 1611, dans un contexte de renouveau de l’Église catholique, Pierre de Bérulle fonde l’Oratoire, congrégation de prêtres séculiers voués à la formation sacerdotale et à la mission. Une dizaine d’années plus tard commence la construction de l’église parisienne des oratoriens, à deux pas du Louvre. C’est Jacques Lemercier qui donne les plans de cet édifice novateur et original. Si l’église a perdu ses trésors à la Révolution, elle conserve presque intacte sa belle architecture. Très exactement 200 ans après la fondation de l’Oratoire, l’église est affectée aux protestants réformés et devient un temple, ce qu’elle est restée depuis.
Dans et autour du temple, cette visite originale sera d’abord l’occasion d’évoquer quelques moments importants de l’histoire du protestantisme à Paris depuis les massacres de la Saint-Barthélémy et l’assassinat de l’amiral de Coligny en 1572. En présentant son fonctionnement actuel, elle permettra également de comprendre la transformation en temple réformé et ses conséquences sur son aménagement intérieur.

Goûter-conférence : Paris automobile (Vincent Delaveau)
Mardi 7 janvier et vendredi 22 janvier 2021 à 15h30
Dans les dernières années du XIXe siècle, les premières automobiles font leur apparition dans les rues de Paris. Malgré quelques résistances liées à la crainte du progrès et aux nuisances du moteur à explosion, Paris a dans l’ensemble bien accueilli les nouveaux véhicules, signes de modernité et de dynamisme. Courses, clubs et salons automobiles trouvent en échange dans Paris un cadre prestigieux et valorisant. Une civilisation parisienne de l’automobile, relevant du luxe et de l’élégance, se met en place. Au lendemain de la première guerre mondiale, l’industrialisation de la production fait baisser les prix, l’automobile chasse peu à peu les chevaux et colonise l’espace public. La ville, dotée de larges artères, absorbe les flux sans difficultés moyennant, l’invention d’un code de la route et la mise en place de quelques équipements. Le phénomène devient cependant exponentiel pendant les Trente glorieuse et l’automobile envahit chaque recoin de la ville, apportant son lot de nuisances et de bouleversements urbains. Jusqu’à ce qu’un basculement s’amorce dans les années 1970. Cette conférence n’est pas une histoire de l’automobile mais celle de ses relations avec Paris. Nous aborderons des sujets aussi variés que l’art et l’architecture, les cosmétiques, les bâtons blancs, les clous, les premiers feux, la publicité, le rôle des femmes ou les bonnes manières.

Hôtel de la Païva (Sandra Benoist)
Dimanche 28 Février 2021 à 11h00
Situé sur l’avenue des Champs-Élysées à Paris, ce splendide hôtel particulier fût construit entre 1856 et 1865 pour Thérèse Lachman, alias la marquise de Païva. Classé monument historique, ce lieu privilégié offre un aperçu rare de l’architecture et de la décoration du Second empire. Cette incroyable visite guidée vous fera ainsi découvrir des ornementations parfaitement conservées, comme le célèbre escalier en onyx jaune où tous les nouveaux membres du Club doivent se soumettre à une curieuse “initiation”, la salle de bain d’inspiration mauresque et sa baignoire en argent, ou encore cet impressionnant plafond orné d’une admirable peinture de Paul Baudry, peintre de l’Opéra Garnier. Courtisane invétérée, la Marquise assoiffée de luxe – on prétend qu’elle prenait des bains de champagne – accueillit dans ses salons de nombreux hôtes de marque comme les frères Goncourt, Théophile Gaultier, Léon Gambetta, Ernest Renan ou encore Hippolyte Taine….

La zone des Fortifs (Vincent Delaveau)
Jeudi 9 et mardi 14 avril 2021 à 14h30
La construction récente de la ligne T3 du tramway sur les boulevards des Maréchaux et la couverture du périphérique au niveau de la porte des Lilas ont métamorphosé ce morceau du nord-est parisien, autrefois occupé par l’enceinte de Thiers et la « zone ». Ces travaux ont aussi été l’occasion de retisser les liens entre Paris et sa proche banlieue. En 1840, inquiets d’une alliance formée contre la France, Louis-Philippe et son président du Conseil Adolphe Thiers entreprennent de fortifier Paris et sa proche banlieue. Le mur, long de 34 kilomètres, est percé d’une soixantaine de portes et poternes et rythmé par 95 bastions. Il est aussi précédé d’une bande de terrain non constructible de 250 mètres de profondeur, la fameuse zone. En 1919, ce système défensif est déclassé et libère de vastes espaces à aménager. Immeubles d’HBM (habitations à bon marché), jardins et équipements sportifs sont aménagés dans les années qui suivent. Le boulevard périphérique, inauguré en 1973, parachève le tableau.

La galerie dorée de la Banque de France (Sandra Benoist)
Samedi 5 Juin 2021 à 13h30
La galerie, située dans l’hôtel de Toulouse, mesure 40 mètres de long pour 6,5 m de large et 8 m de haut (la galerie des glaces de Versailles mesure 80 m de long et 10 m de large). Elle fut construite entre 1635 et 1640 par François Mansart pour le secrétaire d’État de Louis XIII, Louis Phélypeaux de la Vrillière. Puis, entièrement redécorée entre 1714 et 1719 par l’architecte Robert de Cotte et le sculpteur Louis-Antoine Vassé, après le rachat de l’hôtel par le Comte de Toulouse.